Monsieur
Philippe NOGRIX attire l’attention de Monsieur le ministre
de la santé et des solidarités sur le dépistage de
l'hémochromatose en France. Depuis de nombreuses années, les
associations se battent pour obtenir l'agrément des services publics
pour ce dépistage. Il permettrait de faire de la prévention auprès
des malades qui s'ignorent et de les informer. Il aimerait connaître la
position du ministre en la matière et savoir ce qu'il entend faire pour
permettre l'accréditation de ce test.
Réponse
du
ministère
de la santé et des solidarités.
L'hémochromatose HFE1 est une affection qui est suivie par
les services du ministère chargé de la santé depuis plusieurs années,
tant par son dépistage que par sa prise en charge. La Haute autorité
en santé (ex-Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé)
a été saisie dès le milieu des années 1990 afin de rédiger des
recommandations concernant le dépistage de la maladie. A trois reprises
(octobre 1995, juin 1999, avril 2004), la Haute autorité en santé a
considéré comme injustifié le dépistage de masse. L'information des
médecins est réalisée via les sociétés savantes spécialisées. La
Haute autorité en santé a été également saisie de la prise en
charge de la maladie, notamment à domicile. Les recommandations
correspondantes devraient être publiées en 2006 et seront relayées
auprès des médecins via les sociétés savantes et les organismes de
formation médicale continue. Le grand public et les personnes atteintes
seront informés par les associations de malades.